Le Sénat camerounais prépare une réorganisation de son secrétariat général, l’administration chargée de la gestion quotidienne de la Chambre haute du Parlement. Réuni à la mi-juillet sous la présidence d’Aboubakary Abdoulaye, le Bureau de l’institution a engagé l’élaboration d’un nouvel organigramme destiné à moderniser les services et à renforcer leur efficacité.
La réforme annoncée touche à la principale structure administrative du Sénat. Le secrétariat général assure notamment la préparation matérielle des activités parlementaires, la gestion du personnel et du patrimoine, l’élaboration du projet de budget ainsi que l’instruction des dossiers soumis au président et au Bureau.
« Le secrétariat général est la pièce centrale du Sénat. On est en train de prendre des mesures pour qu’il joue vraiment son rôle sur tous les plans », a déclaré le vice-président de l’institution, Robert Nkili, dans des propos rapportés par la presse publique.
Selon le Sénat, le nouveau dispositif doit permettre d’améliorer les performances de cette administration, de moderniser son fonctionnement et de mieux répartir les responsabilités entre ses différents services. Le futur organigramme s’appuiera sur l’architecture existante, tout en l’adaptant aux besoins actuels de l’institution.
Une organisation administrative datant de 2013
Le fonctionnement actuel du secrétariat général repose encore sur un arrêté du Bureau du 23 août 2013. Ce texte place l’ensemble des services administratifs sous l’autorité hiérarchique du secrétaire général, qui agit comme conseiller jur
L’administration comprend notamment des directions chargées du budget et de la solde, des ressources humaines, des missions institutionnelles, des services techniques, de la documentation ainsi que des relations interparlementaires.
Le secrétaire général peut déléguer certaines attributions à ses adjoints. En cas d’absence, il doit désigner, après avis du président du Bureau, l’un des secrétaires généraux adjoints pour assurer l’expédition des affaires courantes.
Cette chaîne de responsabilité est déterminante pour la continuité de l’administration, notamment dans la préparation des sessions, l’exécution du budget, la gestion des carrières et le traitement des dossiers parlementaires.
Le Sénat est actuellement administré par Gustave Léopold Ngane, secrétaire général, assisté notamment de Florence Awasom, secrétaire générale adjointe.
Des dossiers de personnel en attente
La réforme ne se limite pas à la structure des services. Le Bureau du Sénat s’est également penché sur les conditions de travail du personnel, l’évolution des carrières et plusieurs préoccupations restées sans réponse au cours des dernières années.
Selon l’institution, des solutions sont en préparation pour traiter ces dossiers et améliorer durablement les conditions de travail des agents.
Robert Nkili a assuré que les questions relatives aux carrières n’avaient pas été abandonnées et que la nouvelle direction entendait apporter des réponses aux situations en suspens.
Cette priorité intervient dans un contexte de renouvellement à la tête de la Chambre haute. Aboubakary Abdoulaye préside désormais l’institution et conduit les réunions de son Bureau, qui dispose de l’autorité nécessaire pour définir l’organisation et les orientations administratives du Sénat.
La réforme devra dépasser le simple changement d’organigramme
L’adoption d’un nouveau schéma organisationnel constituera toutefois une première étape. Son efficacité dépendra de la précision des délégations de pouvoirs, de la clarification des responsabilités et de la capacité du Bureau à imposer des procédures stables dans la gestion du personnel, du budget et des affaires administratives.
Le Sénat devra aussi veiller à ce que la nouvelle organisation ne se limite pas à la création ou au changement de dénomination des services. La réforme devra se traduire par des mécanismes de contrôle, de reddition des comptes et de continuité administrative suffisamment robustes pour éviter les situations de flottement observées par le passé.
Après treize années d’application de l’organisation adoptée en 2013, le futur organigramme doit ainsi permettre à la Chambre haute d’adapter son administration à l’élargissement de ses activités parlementaires et diplomatiques.
Ludovic Amara
Lire aussi : Parcours de Gustave Léopold Ngane, le nouveau secrétaire général du Sénat
Sénat : Niat Njifenji ignore Bernard Wongolo et remercie son adjointe, Florence Awasom