Mairie d’Obala : un nouveau vote programmé après l’élection du maire Gael Touna en décembre 2025

Rédigé le 05/02/2026
Investir au Cameroun

Le mandat du maire Francis Gaël Touna à la commune d’Obala (région du Centre) pourrait n’avoir duré qu’un mois. Élu le 29 décembre 2025, alors même qu’il n’a pas encore prêté serment, l’édile doit remettre son mandat en jeu lors d’une nouvelle élection prévue le vendredi 6 février 2026 à Obala. En cause, un arrêté du 2 février 2026 pris par le préfet de la Lékié, qui rebat les cartes dans la commune.

Dans cet arrêté, le préfet Patrick Simou Kamsu convoque une session extraordinaire du conseil municipal d’Obala, à la surprise générale. Un point principal figure à l’ordre du jour : l’élection d’un nouveau maire et, « éventuellement », d’un adjoint au maire. Dans les faits, cette convocation signifie que l’élection du 29 décembre 2025 n’a pas été entérinée, et qu’une partie des acteurs pousse à reprendre le vote.

Des accusations de manœuvres au sein de l’exécutif communal

Au sein du conseil municipal, certains dénoncent des manœuvres visant à évincer Francis Gaël Touna, élu à l’issue d’un double scrutin avec une « écrasante majorité ». Le maire avait d’abord été désigné en interne par les conseillers municipaux membres du RDPC, parti majoritaire au sein de l’exécutif communal. Puis, lors du vote présidé par le préfet, Francis Gaël Touna l’emporte avec 35 voix contre 37. Cette séquence mettait fin à la vacance ouverte par le décès de l’ancien maire, deux mois plus tôt.

Aucune raison officielle n’a été avancée pour justifier l’annulation du scrutin du 29 décembre, que l’élection convoquée le 6 février invalide de fait. Dans les couloirs de la mairie, plusieurs hypothèses circulent : une affaire pendante devant les tribunaux impliquant le nouveau maire, un choix qui n’aurait pas été validé par la hiérarchie du parti, ou encore une volonté d’écarter un maire qui n’aurait pas de diplômes. Contacté par SBBC, Francis Gaël Touna n’a pas souhaité s’exprimer.

Un signal des tensions internes avant les municipales

Quoi qu’il en soit, la controverse à Obala met en lumière les batailles au sein des exécutifs locaux, à l’approche des élections municipales de renouvellement prévues cette année. L’épisode illustre aussi, selon plusieurs sources internes, l’inquiétude de la hiérarchie du RDPC face à la contestation de ses arbitrages, déjà observée lors des élections de maires et plus récemment lors de l’élection du président du Conseil régional du Sud.

 Ludovic Amara

Lire aussi : 

Mairie d’Obala : Francis Gaël Touna élu pour succéder à Simon Pierre Ediba