Projet CaSeVe-GTI/Septentrion : 38 conflits recensés, dont 27 résolus par médiation

Rédigé le 02/09/2026
Investir au Cameroun

Le projet Cameroun Septentrion Vert et Résilience-Gouvernance territoriale intégrée (CaSeVe-GTI) a enregistré 38 différends dans ses zones d’intervention depuis le démarrage effectif de ses activités sur le terrain. Parmi eux, 27 ont déjà été résolus par médiation, selon le bilan présenté lors d’une session de son Comité consultatif, tenue le 28 août 2026 à Maroua.

Le dispositif repose notamment sur un comité chargé de la gestion des conflits. « Nous avons enregistré 38 différents types de conflits dont 27 sont déjà résolus grâce à notre médiation », a déclaré Djodi Wadong, coordonnateur du projet, cité par Cameroon Tribune.

Les différends recensés opposent notamment agriculteurs et éleveurs, mais concernent aussi les relations entre populations et faune, l’accès à l’eau ou encore les tensions entre pêcheurs et agriculteurs ainsi qu’entre pêcheurs eux-mêmes.

Ces conflits ont en commun l’accès et l’usage de ressources naturelles dans les régions septentrionales du Cameroun. Le mécanisme de médiation mis en place par CaSeVe-GTI vise ainsi à intervenir sur ces tensions dans les territoires couverts par le projet.

Un premier bilan après un an d’activités

La session du 28 août a également permis d’examiner l’état d’exécution des recommandations formulées lors de la première réunion du Comité consultatif et de faire le point sur les activités engagées depuis le lancement du projet.

La rencontre a réuni les différentes parties prenantes impliquées dans sa mise en œuvre et a servi de cadre d’échange sur les actions conduites dans les zones concernées.

Financé par l’Union européenne, CaSeVe-GTI est mis en œuvre par Landscape Alliance, une organisation non gouvernementale active notamment dans les domaines du climat, de la sécurité alimentaire et de la biodiversité.

Prévu sur cinq ans, le projet intervient dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua. Il vise à renforcer la résilience des territoires confrontés notamment aux tensions sur les ressources naturelles, aux crises alimentaires, à l’insécurité et aux effets des changements climatiques.

Son dispositif comprend trois composantes et accorde une place particulière à la gouvernance territoriale et à la prévention des conflits. Après un an d’activités, le bilan communiqué permet de mesurer le nombre de différends pris en charge et ceux résolus par médiation, mais ne précise pas encore le délai moyen de règlement, la répartition géographique des 38 cas ni la situation des 11 différends restant ouverts.

Ludovic Amara